La débâcle de janvier 1789 et l’effondrement du pont de Tours

Après avoir vu pendant deux jours les glaces supérieures roulant d’une manière effrayante, franchir les bords, monter sur les levées, former des montagnes de 15 à 20 pieds d’élévation dans le sens même de la rivière et s’arrêter tout à coup à plus d’une lieue de la ville, où il n’y a ni Ponts ni digue, ni obstacle capables de résister à un semblable torrent, après avoir vu, dis-je, ce phénomène se répéter 5 à 6 fois, toujours en s’avançant, on a dû être encore bien moins surpris qu’il se soit également manifesté aux approches des Ponts et le long de la ville.