L’humanisme, par Augustin Renaudet

Dans le volume du Dictionnaire des lettres françaises de Grente consacré au seizième siècle (1953) se trouve une longue notice consacrée à l’humanisme par Augustin Renaudet, dont les premières phrases suffisent à dire l’essentiel :

L’humanisme est une éthique de confiance dans la nature humaine. Orienté à la fois vers l’étude et la vie, il prescrit pour but et pour règle, à l’individu comme à la société, de tendre sans cesse vers une existence plus haute. Il commande à l’homme un effort constant pour réaliser en lui le type idéal de l’homme, à la société un effort constant pour réaliser la perfection des rapports humains. Ainsi conçu, il exige un immense effort de culture ; il suppose une science de l’homme et du monde ; il fonde une morale et un droit ; et aboutit à une politique. Il nourrit un art et une littérature dont le domaine s’étend à tout l’ensemble du spectacle que le monde offre à l’homme, aussi bien qu’à tout l’ensemble de la connaissance et de la pensée humaine, à toutes les inquiétudes, à toutes les espérances, à toutes les intuitions de l’âme humaine.

Pour redonner un peu d’optimisme à mes amis en cette fin d’année universitaire troublée, j’ai cru bon de leur offrir cette définition en juillet 2020. Composés au plomb en Centaur (14 points) et Garamond (18 points), cinquante exemplaires ont été ont été imprimés sur presse typographique à bras et sur papier à dessin Wenko.

NB. La version du Dictionnaire des lettres françaises, actualisée par une équipe d’universitaires sous la direction de Michel Simonin est disponible au « Livre de poche » dans la collection « La Pochothèque ».